Mercredi 22 octobre 2008



            Son épouse et ses deux enfants décédés en 1534, Michel de Nostredame demeura donc seul durant treize ans, se mariant ainsi en secondes noces, le 11 novembre 1547, avec Anne Ponce Gemelle, une jeune veuve de Salon-de-Craux qu’un de ses frères, Bertrand, lui aurait présenté en 1544. De cette union plus heureuse et pérenne que la première, il naîtra six enfants, trois pour chaque sexe, dont l’ordre d’arrivée serait le suivant : Madeleine, tout d’abord, en 1551, puis César, en 1553, et Charles, en 1556, suivis de André, en 1557, Anne, en 1558, et enfin Diane, en 1561. Quant au laps de temps entre le mariage et sa concrétisation par la naissance de l’aînée, Madeleine, il s’expliquerait par un voyage en Italie de près de deux années entrepris par Michel de Nostredame au lendemain de ses noces et sur lequel nous revenons ci-après dans le texte. Il est permis de penser que c’est au moment où Nostradamus se fixe durablement et que viennent au monde ses deux premiers enfants que ce dernier entreprend la rédaction de ses Prophéties, et non pas beaucoup plus tôt, comme d’aucuns exégètes le laissent entendre. Bien sûr, dans sa nouvelle ville de résidence, Michel de Nostredame exerce la médecine, fabrique et vend des fards, onguents et poudres de beauté, à la manière des docteurs de son époque. Cela ne dure toutefois pas longtemps puisque, nous l’avons écrit, l’auteur des Prophéties aurait rapidement entrepris un voyage en Italie, sans doute à la mi-1548 et d’échoir dans un premier temps à Venise, ainsi que l’intéressé le narre dans son Traité des fardements et confitures, puis à Savone, un joli port de Ligurie, durant l’hiver 1548-1549, avant de poursuivre en direction de Milan et de revenir à Gênes, traversant des régions dont bon nombre sont autant de possessions de la maison de Savoie. Jusque son décès, survenu en 1566, Michel de Nostredame n’entreprendra que deux autres voyages, l’un à Paris, l’autre, semble-t-il, de nouveau en Italie, se fixant le reste du temps à Salon-de-Craux où il fonda donc une famille. C’est aussi, le lecteur l’aura compris, la période durant laquelle ses Prophéties furent rédigées et publiées.



            Extrait de l'exégèse dont je suis l'auteur et qui me permit de construire l'intrigue de ce roman.

Par Marc Legrand - Publié dans : Michel de Nostredame - Communauté : Nostradamus
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Mercredi 22 octobre 2008



            Dans un curieux ouvrage, un certain Lucien de Lucas prétend, péremptoire, que Michel de Nostredame souffrait de dyslexie sous prétexte, y lit-on, que ce dernier aurait fait figurer deux soleils dans un thème astral, le sien, paraît-il, dont serait l’objet le quatrain II, 41 qui, à notre avis, ne traite absolument pas d’astrologie. Bref, passons, tant cette théorie paraît pour le moins abracadabrante, tout en admettant que certains passages de la lettre à Henri, notamment, pourraient en effet le laisser penser, tant leur construction syntaxique peut sembler anarchique. Quant à l’alcoolisme présumé de l’auteur des Prophéties, il n’est pas à exclure, sans être pour autant prouvé. Enfin, s’agissant de l’hypothèse selon laquelle ce dernier aurait été épileptique, il est malaisé de se prononcer dans un sens ou dans l’autre, Michel de Nostredame se contentant d’écrire, dans la lettre à César, ces mots traduits de l’ancien français : « Mais au moyen de quelque indivisible éternité (et) à travers une puissante agitation épileptiforme, par le mouvement du ciel les causes sont connues ». De toute façon, qu’est-ce que cela change pour la compréhension de l’œuvre ?



            Extrait de l'exégèse dont je suis l'auteur et qui me permit de construire l'intrigue de ce roman.

Par Marc Legrand - Publié dans : Michel de Nostredame - Communauté : Nostradamus
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Mercredi 22 octobre 2008



            Une petite mise à jour a été effectuée sur le site :

            - Album - Domiciles ; 4 photos
            - Album - Tombeaux ; 3 photos


            D'autres nouveautés suivront bientôt...

Par Marc Legrand - Publié dans : Message de l'auteur - Communauté : Nostradamus
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Lundi 20 octobre 2008



            Il m'a été conseillé de publier Le message de Nostradamus chez TheBook Edition.
            link

            En soi, l'idée était intéressante car elle permettait, tout en recherchant un éditeur plus "conventionnel" ,de donner à lire, pendant ce temps et sous format papier ou pdf, ce thriller ésotérique qui me tient tant à coeur.

            Hélas, cet éditeur (davantage un prestataire de services, hélas) ne me serait pas d'un grand secours pour faire lire Le message de Nostradamus à tout ceux qui le souhaitent. En effet, il y a différents obstacles et je me dois de vous les énumérer afin de motiver ma décision de ne pas publier chez eux.

            Tout d'abord, le futur lecteur ne peut régler que par carte bancaire sur le site de cette "maison d'édition". Or, peu de gens, et je les comprends, acceptent de payer de cette manière. Bien sûr, certains le feront sans rechigner mais pour les autres, lire le roman ne sera pas possible car ils ne pourront tout simplement pas l'acheter.

            Ensuite, le roman ne pourra pas être commandé depuis une librairie.

            Enfin, vu les contrats habituels existant entre les libraires et les éditeurs, Le message de Nostradamus se verra interdire l'accès dans toutes les Maisons de la Presse de France et de Navarre, pour ne citer qu'un exemple (j'ai déjà tenté le coup avec mon premier roman, publié chez Edilivre, un autre prestataire de services du même genre que Thebook Edition, cela n'est pas possible).

            Pour toutes ces raisons, je vais continuer de démarcher nombre de maisons d'éditon sans publier, en attendant, chez The Book Edition. J'en suis sincèrement désolé pour celles et ceux qui m'ont fait part de leur intention d'acquérir ce roman pour le lire mais je ne veux pas, par respect pour les uns et les autres, mettre ce dernier en vente chez un prestataire de services dont le mode de règlement, entre autres, excluera 99% des lecteurs et lectrices curieux de parcourir les pages de l'oeuvre que j'ai plaisir à vous présenter sur ce blog.


            Merci pour votre compréhension.

Par Marc Legrand - Publié dans : Message de l'auteur - Communauté : Nostradamus
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Dimanche 19 octobre 2008



         Voici un article, qui n'est pas de moi, que je souhaite vous faire partager.



         L'étudiant des oeuvres de Nostradamus se pose tôt ou tard la question : comment les textes de Nostradamus ont-ils été imprimés à l'origine ?  Question cruciale que tous les exégètes se sont posé depuis plus de quatre siècles.


         Une première erreur

         Dans sa quête de réponse à cette question, l'étudiant commet souvent l'erreur de tenter de trouver l'édition complète, l'édition véritable, l'édition correcte de ces textes. De telles éditions n'existent pas. Toutes les éditions originales publiées sous la gouverne de Nostradamus ont la même importance.

         Pareille affirmation n'aurait jamais pu être faite sans que, à partir de 1984, à Lyon, Les Amis de Nostradamus n'aient commencé à offrir à leurs lecteurs des facsimilés de ces éditions originales. Plus tard, à partir de 1993, Les Éditions Michel Chomarat, à Lyon, firent de même. Auparavant, seuls quelques chercheurs privilégiés avaient accès à ces rares éditions conservées dans quelques bibliothèques publiques et privées. Et encore leur fallait-il savoir où les trouver.

         Jusqu'à maintenant, pas moins de quatre éditions originales connues des Prophéties de Nostradamus, toutes différentes, chacune nous apprenant quelquechose sur la Prophétie, ont fait leur apparition. Aucune d'entre elles ne saurait se qualifier d'édition complète, véritable, ou correcte. Elles le sont toutes.


         Une deuxième erreur

         L'étudiant de ces éditions originales commet souvent une seconde erreur, soit celle d'accorder la priorité à l'une ou à l'autre de ces quatre éditions connues. Incitons-le à ne pas le faire, en l'invitant à considérer ces éditions comme si elles étaient de différentes couleurs. Puisque qu'il ne saurait y avoir de couleur supérieure aux autres, il devient plus facile d'accepter l'idée que ces éditions sont tout simplement différentes, aucune n'étant plus importante que les trois autres.


         Une troisième erreur

         Enfin, l'erreur la plus fréquente commise par l'étudiant des éditions originales de Nostradamus est de s'arroger le droit de décider comment elles auraient dû avoir été publiées, en s'empressant de les "corriger". Cette pratique généralisée a malheureusement produit des centaines d'éditions corrompues des Prophéties. J'oserais même dire que toutes les éditions subséquentes des Prophéties sont corrompues.


         La solution ?

         Elle est toute simple : ne consulter que les originaux, les examiner en détail, les comparer, bref, ne travailler que sur un matériau que Nostradamus aurait pu avoir sous les yeux. Où sont-ils ?  Heureusement, on peut en trouver plusieurs dans l'internet, grâce au labeur incessant de Mario Gregorio et à son site Web unique.

         Bien que je ne souscrive qu'aux images numérisées des originaux que l'on y trouve, j'encouragerais vivement mes lecteurs à se familiariser avec ce site, histoire de faire bonne connaissance avec l'imprimerie du 16e siècle.

         En voici
l'adresse.


         Les quatre éditions originales des Prophéties ont chacune leur adresse particulière :
l'exemplaire de Vienne de l'édition Bonhomme de 1555 ; l'exemplaire de l'Université d'Utrecht de l'édition Du Rosne de septembre 1557 ; l'exemplaire en facsimilé de l'édition Du Rosne de novembre 1557 ; et enfin un exemplaire mutilé de l'édition dite de 1568 de Benoist Rigaud, édition probablement publiée du vivant de Nostradamus en juin 1558 et non en 1568, après sa mort.

         Une lecture attentive de ces quatre livres révélera à l'étudiant des originaux de Nostradamus des centaines de bizarreries. Plusieurs d'entre elles furent énumérées par l'un ou l'autre des trois meilleurs bibliographes de Nostradamus, Daniel Ruzo, Michel Chomarat et Robert Benazra. D'autres viennent tout juste d'être remarquées, car elles ne sont devenues évidentes qu'en juxtaposant ces quatre éditions.

         Quant à Mario Gregorio, voici
son adresse de courriel.


         Claude Latrémouille
         Le 2 mars 2004.



            Source
            http://www.torfree.net/~claudel/mariof.html

            Je vous conseille de visiter ce site et les liens mentionnés ci-dessus ainsi que le site de Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France (BNF) d'où vous pouvez télécharger gratuitement et en toute légalité une édition originale numérisée des Prophéties de Nostradamus !
            http://gallica.bnf.fr/

Par Marc Legrand - Publié dans : Les Prophéties - Communauté : Nostradamus
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